Mise en avant

POUR UNE INTERDICTION PERENNE DES EXPULSIONS DOMICILIAIRES

Communiqué de presse | Bruxelles, le 25 mars 2021

[Nederlandse versie hieronder]

L’expert des Nations Unies sur le droit au logement, Mr Balakrishnan Rajagopal, a appelé en août 2020 les gouvernements du monde entier à mettre un terme à toutes les expulsions locatives jusqu’à la fin de la pandémie de Covid-19: « Perdre sa maison pendant cette pandémie pourrait signifier perdre la vie ».

En France, la trêve hivernale qui interdit les expulsions domiciliaires est prolongée jusqu’au 1er juin 2021.

En Écosse, le moratoire sur les expulsions domiciliaires est prolongé jusqu’au 30 septembre 2021.

À Bruxelles, c’est pour quand ?

La crise sanitaire est loin d’être terminée, et pourtant, le gouvernement bruxellois, qui se targue de mettre le logement au cœur de ses préoccupations, poursuit ses politiques à la petite semaine. Des politiques qui nient la réalité du quotidien de dizaines de milliers de Bruxellois·e·s; une réalité faite de précarité du logement, d’absence de revenus, de l’angoisse de ne pas pouvoir payer ses factures, loyers en tête, et comme si cela ne suffisait pas, de la menace permanente d’une expulsion, sans solution de relogement. 

À Bruxelles, on a dénombré 4.380 adultes et 933 enfants sans-abri à la fin de l’année 2020 (plus de 5400 personnes !). C’est 28% de plus que deux ans auparavant – et ce dénombrement a été réalisé pendant les heures du couvre-feu ! Plusieurs travailleuses et travailleurs « de rue » nous ont fait part de leur impression d’y voir (déjà) « de nouvelles personnes »… Et puis il y a celles qu’on ne voit pas, qui se cachent, celles qui passent chez des ami·e·s, dans la famille, ou d’une occupation à une autre, en évitant le plus possible la rue et les hébergements d’urgence. 

Lorsque le gouvernement bruxellois décide d’autoriser des propriétaires à expulser les gens de leur logement, en pleine crise économique, sociale, et sanitaire, il doit bien se rendre compte qu’il ne fait que favoriser une augmentation de cette violence intolérable. Lorsqu’il décide de protéger des multipropriétaires qui ont tout ce qu’il faut pour vivre et traverser cette crise, plutôt que de protéger des personnes fragilisées en leur garantissant un toit sur la tête, il augmente l’injustice et la précarité dans la ville. 

La première urgence, c’est donc de déclarer les expulsions illégales !Sans cela, un trop grand nombre d’habitant·e·s de cette ville, qui ne seront toujours pas en mesure de payer leurs loyers, seront à la merci de propriétaires et de magistrats qui semblent n’avoir que faire de pousser des familles entières à la rue. Ce moratoire ne peut plus être prolongé mois par mois : l’angoisse ne disparait pas et les solutions ne se trouvent pas avec des laps de temps aussi courts. Pour de nombreuses personnes, cette incertitude est une véritable torture. 


Interdire les expulsions, c’est se donner les moyens de faire face ensemble à la crise sanitaire et à ses conséquences; c’est se donner le temps de mettre en place des solutions de logement pérennes pour toutes celles et ceux sans logement. Des habitant·e·s de cette ville nous redonnent un peu de dignité en réquisitionnant et en occupant des bâtiments vides, permettant à des dizaines de personnes de se loger, pour faire respecter le droit au logement et demander la régularisation de personnes sans-papiers,  et cela, malgré les batons que la ville leur met dans les roues. D’autres se mobilisent pour revendiquer une baisse des loyers. D’autres encore, s’organisent pour lutter concrètement contre les expulsions, dans un réseau d’autodéfense et de solidarité. Une mobilisation nationale est par ailleurs organisée le 28 mars par un vaste réseau d’organisations et collectifs qui oeuvrent pour le droit au logement en Belgique.

Contact presse : 0465 46 47 01 – info@stopexpulsions.be


VOOR EN DUURZAAM VERBOD OP UITHUISZETTINGEN

Persbericht | Brussel, 25 maart 2021

Mr Balakrishnan Rajagopal, expert woonrecht van de Verenigde Naties
heeft in augstus 2020 de overheden over de hele wereld opgeroepen om
alle uithuiszettingen op te schorten tot aan het einde van de Covid-19
pandemie. “Je huis verliezen tijdens deze pandemie zou kunnen betekenen
je leven te verliezen.” In Frankrijk werd de winterstop, die
uithuiszettingen verbiedt, verlengd tot eind juni 2021. In Schotland
werd het moratorium op uithuiszettingen verlengd tot 30 september 2021.
Wat met Brussel?

De sanitaire crisis is nog lang niet voorbij maar de Brusselse regering
zet haar kortzichtige politiek voort; ook al beweert ze de
huisvestingskwestie nauw aan het hart te dragen. Een politiek beleid dat
de dagelijkse realiteit van tienduizenden Brusselaars negeert; een
realiteit van precaire huisvesting, geen inkomen, angst om facturen niet
te kunnen betalen, en al zeker niet de huur, en alsof dat nog niet
volstaat, is er de permanente dreiging van een uithuiszetting, zonder
woonoplossing. In Brussel werden eind 2020 4380 volwassenen en 933
dakloze kinderen geteld (meer dan 5400 mensen!). Dat is 28% meer dan
twee jaar eerder – en de telling werd uitgevoerd na de avondklok!
Verschillende “straat”werkers hebben hun indruk gedeeld (al) “nieuwe
mensen” te zien…En dan zijn er diegenen die we niet zien, die zich
verstoppen, die op de bank slapen bij vrienden en/of familie, die van de
ene bezetting naar de andere verhuizen, om zo de straat en de noodopvang
zoveel mogelijk te vermijden.

Wanneer de Brusselse regering beslist om eigenaars toe te laten om
mensen uit hun huis te zetten, in volle economische, sociale en
sanitaire crisis, moet die er zich wel van bewust zijn dat dit het
onaanvaardbare geweld van deze realiteit alleen maar doet toenemen.
Wanneer ze beslist om de multi-eigenaars te beschermen, die alles hebben
om te leven en deze crisis door te komen, in plaats van kwetsbaar
gemaakte personen te beschermen door hen een dak boven hun hoofd te
garanderen, verhoogt dit de onrechtvaardigheid en de precariteit in de
stad.

De eerste noodzaak is dus de uithuiszettingen illegaal te verklaren! Zo
niet zal een te groot aantal bewoners van deze stad, die niet altijd hun
huur kunnen betalen, overgeleverd worden aan eigenaars en magistraten
die er niets anders op vinden dan hele families de straat op te duwen.
Dit moratorium kan niet langer maand per maand verlengd worden: de angst
verdwijnt niet en oplossingen worden niet met dergelijk korte
tijdsspanne gevonden. Voor veel mensen is de onzekerheid een echte
foltering.

Door de uithuiszettingen te verbieden, kunnen we samen de sanitaire
crisis en diens gevolgen het hoofd bieden, en kunnen we de tijd nemen om
duurzame woonoplossingen te vinden voor iedereen zonder huis. De bewoners van deze stad geven ons opnieuw een beetje waardigheid door lege
gebouwen op te vorderen en te bezetten en zo tientallen mensen de
mogelijkheid te geven van een dak boven het hoofd, om het recht op wonen
te doen respecteren en de regularisatie te vragen van mensen zonder
papieren, en dat, ondanks de stokken die de Stad in hun wielen steken.
Anderen mobiliseren zich om een huurverlaging te eisen. Nog anderen
vechten concreet tegen de uithuiszettingen, in een netwerk van
zelfverdediging en solidariteit. Een nationale mobilisatie wordt deze
zondag 28 maart georganiseerd door een groot netwerk aan organisaties en
collectieven die streven voor het woningrecht in België.

Perscontact: 0465 46 47 01 – info@stopexpulsions.be

Mise en avant

Bruxelles : Covid = zéro expulsion !

Communiqué de presse – Jeudi 7 janvier 2021

En plein hiver, en pleine crise sanitaire et sociale, alors qu’on nous demande de nous confiner et de respecter un couvre-feu, le gouvernement bruxellois s’apprête à lâcher la bride aux huissiers et à la police pour permettre à nouveau aux propriétaires d’expulser locataires et occupant·e·s indésirables, et ce à partir du 15 janvier. Déjà en temps « normal », mettre des gens à la rue est inacceptable. Par les temps qui courent, sachant qu’il n’y a aucune solution de relogement, c’est tout simplement inhumain et dangereux !

Un moratoire empêchant les expulsions domiciliaires avait été décidé par
le gouvernement bruxellois en mars 2020, au début du premier confinement, puis prolongé jusqu’à fin août à force d’insistance de la part des groupes et organisations mobilisées autour du droit au logement. Avec le second confinement, un nouveau moratoire a été mis en place, en novembre 2020.

Un moratoire sur les expulsions, concrètement, c’est ce qui empêche propriétaires, huissiers et police de s’introduire chez les occupant·e·s d’un logement, de les forcer à « déguerpir »*, de les mettre dehors, avec toutes leurs affaires sur le trottoir et « débrouillez-vous ». Mais ce n’est qu’un moratoire, un dispositif temporaire forcé par la situation sanitaire qui ne fait que repousser l’échéance de l’expulsion (et, en cas d’impayés de loyers, maintient les dettes des locataires envers leur bailleur). La moindre des choses donc.
Gros problème : les expulsions pourront bientôt reprendre légalement puisque ce second moratoire, qui ne devait durer que jusqu’au 13 décembre, n’a été prolongé que jusqu’au 15 janvier (les fêtes, tout de même).

Depuis le mois de juin 2020, et malgré les moratoires, les justices de paix – compétentes en matière d’expulsions domiciliaires – sont au travail. Certains propriétaires trépignent et attendent de pouvoir exécuter les décisions de ces tribunaux : « Rendez-nous notre droit à mettre les gens à la rue ! », voilà ce qu’ils nous disent. Parce que de solution de relogement, il n’y en a pas. Il n’y a même pas de solution d’hébergement d’urgence (qui rappelons-le, ne sont pas des logements !).
Une expulsion, d’une personne, de plusieurs, enfants compris, c’est toujours plus de gens à la rue, un point c’est tout ! Et cela reprendra dès le 15 janvier si le moratoire n’est pas reconduit.

Nous exigeons :

Dans l’immédiat :

– Le prolongement du moratoire sur les expulsions domiciliaires, et ce jusqu’à la fin de la crise sanitaire et à la reprise de la vie sociale et économique de tous les secteurs sans exception.
– La réquisition et la mise à disposition de bâtiments d’habitation pour agrandir les espaces d’accueil – en attendant des solutions de logement pérennes – capables de loger tous ceux et toutes celles qui risqueraient de se retrouver à la rue, ou qui le sont déjà, et ce dans des conditions dignes.

Dès aujourd’hui et à plus long terme :

– La fin des expulsions ! Le logement est un droit et un besoin fondamental**, et il est intolérable que la protection des propriétaires et de la multipropriété passe avant le droit au logement.
– Plus personne à la rue, des logements dignes pour toutes et tous ! Il est absurde qu’une société aussi riche que la nôtre ne parvienne pas à mettre un toit au-dessus de la tête de tout le monde ! Le logement devrait être un point de départ, pas la lutte de toute une vie.

C’est pour cela que nous – locataires, personnes sans-abri, squatteur·euse·s, sans-papiers, habitant·e·s, soutenu·e·s par différentes organisations et collectifs – avons créé le Front Anti-Expulsions. Pour lutter contre les expulsions en nous organisant, en tissant un réseau large de solidarité, et en résistant effectivement contre les expulsions et/ou en soutien des personnes menacées d’expulsion. Parce que les expulsions nous concernent tous et toutes, parce que le logement est une question collective, de société.

* Le terme « déguerpir » est le terme utilisé dans les décisions d’expulsion prononcées par les Justices de Paix

** Le droit au logement est par ailleurs consacré dans l’article 23 de la constitution belge. Il reste néanmoins largement théorique, 2 tellement dans les faits il est subordonné au droit de propriété.

La procédure d’expulsion: à écouter

Que se passe-t-il quand un propriétaire veut mettre sa locataire dehors ? À quoi ressemble une audience en justice de paix ? Est-ce possible d’éviter l’expulsion pour arriérés de loyer ? Et l’expulsion en tant que tel, ça se passe comment ?

Voici l’histoire de Madame Payer, une locataire qui a du retard dans ses loyers, et de Monsieur de Latune, son propriétaire qui veut l’expulser. À travers leurs parcours, le podcast raconte toute la procédure d’expulsion, en insistant sur les marges de manœuvre possibles et sur les droits des locataires ! »

Brussel: Corona = nul uithuiszettingen!

Perbericht – 7 januari 2021

Midden in de winter, midden in een gezondheids- en sociale crisis, terwijl ons gevraagd wordt ons in te perken en een uitgaansverbod te respecteren, staat de Brusselse regering op het punt de deurwaarders en de politie los te laten om de verhuurders opnieuw toe te staan ongewenste huurders en bewoners uit te zetten, met ingang van 15 januari. Al in « normale » tijden is mensen op straat zetten onaanvaardbaar. Nu, wetende dat er geen oplossing is voor herhuisvesting, is het gewoonweg onmenselijk en gevaarlijk! De Brusselse regering heeft in maart 2020, bij het begin van de eerste lockdown, een moratorium ingesteld om de uithuiszettingen te voorkomen, dat vervolgens is verlengd tot eind augustus, op aandringen van groepen en organisaties die zich inzetten voor het recht op huisvesting. Met de tweede lockdown werd in november 2020 een nieuw moratorium ingesteld.

Een moratorium op uithuiszeKngen is in concreto wat verhuurders, deurwaarders en de politie ervan weerhoudt om de huizen van de bewoners van een woning binnen te gaan en hen te dwingen om de woning te verlaten, met al hun spullen op de trottoir. Maar dit is slechts een moratorium, een tijdelijke maatregel die wordt opgelegd door de gezondheidstoestand, waardoor de uithuiszetting alleen maar wordt uitgesteld (en, in geval van onbetaalde huur, de schulden van de huurders aan hun verhuurder in stand worden gehouden). Een minimum dus.

Het grote probleem is dat de uithuiszeKngen binnenkort legaal kunnen worden hervat, aangezien het tweede moratorium slechts tot 15 januari is verlengd. Sinds juni 2020, en ondanks de moratoria, zijn de vrederechters – die verantwoordelijk zijn voor uithuisuitzettingen – aan het werk. Sommige verhuurders wachten vol ongeduld om de beslissingen van deze rechtbanken te kunnen uitvoeren: « Geef ons het recht om mensen uit te drijven terug », dat is wat ze ons vertellen.

En ondertussen is er geen oplossing voor herhuisvesting. Er is niet eens een noodopvangoplossing (die, laten we niet vergeten, geen woning is !). Een uitzetting, van één persoon, van meerdere, waaronder kinderen, is altijd meer mensen op straat, punt! En het zal vanaf 15 januari worden hervat als het moratorium niet wordt verlengd.

Wij eisen:

Op korte termijn :

– De verlenging van het moratorium op uithuiszettingen tot het einde van de gezondheidscrisis en de hervatting van het sociale en economische leven in alle sectoren zonder uitzondering.

– Het opvragen en ter beschikking stellen van woongebouwen om de opvangplaatsen uit te breiden – in afwachting van permanente huisvestingsoplossingen

Vandaag en op langere termijn :
 – Een einde aan de uithuiszettingen! Huisvesting is een grondrecht en een fundamentele basisbehoefte, en het is onaanvaardbaar dat de bescherming van eigenaars en meervoudig eigendom voorrang heeft op het recht op huisvesting.
– Geen mensen meer op straat, waardige huisvesting voor iedereen! Het is absurd dat een maatschappij die zo rijk is als de onze er niet in slaagt een dak boven ieders hoofd te krijgen!

Huisvesting moet een vertrekpunt zijn, niet een levenlange strijd. Daarom hebben wij – huurders, daklozen, krakers, mensen zonder papieren, bewoners, ondersteund door verschillende organisaties en groepen – het Front Anti Uithuiszettingen opgericht. Om de uithuiszettingen tegen te gaan door ons te organiseren, vanuit een breed netwerk van solidariteit en door effectief weerstand te bieden aan uitzettingen en door mensen te ondersteunen die met uithuiszetting worden bedreigd. Omdat uithuiszettingen ons allemaal treffen, omdat huisvesting een collectieve, sociale kwestie is.

Perscontact: Mia – 0465 46 47 01 – info@stopexpulsions.be – FB: @stopexpulsies – www.stopexpulsions.be

En difficulté pour payer votre loyer, le CPAS de votre commune peut intervenir pour des arriérés de loyer

Les CPAS ont reçu du gouvernement d’importants moyens supplémentaires pour aider les victimes de la crise COVID. Il peut être fait appel à eux notamment pour l’aide au logement et l’aide au paiement de factures impayées.

L’un des problèmes est que le public concerné l’ignore et/ou est réticent à l’idée de s’adresser au CPAS. Faites circuler l’info!

Naissance du Front Anti-Expulsions

À Bruxelles, avec le confinement, des milliers de travailleurs et travailleuses avec ou sans papiers ont perdu leur source de revenu et avec elle, la possibilité de payer pour se loger. D’autres ménages, déjà précaires, ont de plus en plus de mal à boucler les fins de mois pour de multiples raisons (augmentation du prix des denrées alimentaires, difficultés d’accès à l’aide sociale…). Désormais, ces personnes risquent de se retrouver à la rue.

Loyer ou manger ? telle est la question qui a poussé certains locataires à ne plus payer – partiellement ou totalement – leur loyer. Aujourd’hui, ces locataires se retrouvent endettés et sous la menace d’une expulsion. Ce sont ces personnes qui ont tenté de négocier avec leurs propriétaires sans issue, qui ont parfois été jusqu’à la grève de loyers [www.grevedesloyers.be], ou qui étaient simplement démunies ou dépassées par la situation… Les locataires sont, en principe, protégés par le moratoire contre les expulsions domiciliaires décidé par le gouvernement bruxellois. Ce moratoire n’a pas empêché certains propriétaires de faire pression sur leurs locataires en difficulté et de les expulser. La levée du moratoire – prévue pour la fin août 2020 – risque de provoquer une vague d’expulsions sans précédent. En temps normal déjà, près de 5.000 ménages sont menacés d’expulsion chaque année à Bruxelles.

Face à l’explosion du nombre de personnes sans abri, la région bruxelloise a créé des hébergements d’urgence, notamment en négociant des espaces avec différents hôtels de la ville pendant la période de confinement. Que vont devenir ces personnes lorsque ces hébergements temporaires seront fermés?

Dans l’urgence du confinement, plusieurs dizaines de nouvelles occupations de bâtiments vides ont aussi vu le jour pour fournir un hébergement à des personnes se retrouvant à la rue. Nous parlons de plus de 400 personnes qui seraient actuellement logées en squat, et qui se trouvent sous la menace permanente d’une expulsion décidée par les pouvoirs publics, notamment sous prétexte de la loi anti-squat. Cette loi anti-squat contribue à la criminalisation de la solidarité – solidarité dont on a d’autant plus besoin depuis le confinement.

Nous – locataires, personnes sans-abri, squatteurs et squatteuses, sans-papiers, habitant·e·s, soutenu·e·s par différentes organisations et collectifs – refusons que les suites du confinement continuent à jeter des gens à la rue. Nous nous sommes regroupé.e.s dans un large front anti-expulsions pour lutter contre les expulsions en nous organisant, en tissant un réseau large de solidarité, et en résistant effectivement contre les expulsions et/ou en soutien des personnes menacées d’expulsion, qu’elles soient squatteuses, occupantes d’un logement temporaire, ou locataires.

✊ Nous décidons de nous battre.
👊 Nous refusons les expulsions.
👊 Nous refusons que des gens dorment à la rue.
👊 Nous refusons que des personnes restent sans-papiers.
👊 Nous refusons que des locataires soient endettés.
👊 Nous refusons la loi anti-squat.

➡️ Le mal-logement n’est pas un problème individuel, réglons-le ensemble! Rejoignez-nous!

Avec le soutien de…